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X/1a/6-X/1a/9

Actes du Parlement de Paris. 2e série : 1328-1350. Jugés (Lettres-Arrêts-Jugés)

Inventaire analytique (X/1a/6-X/1a/9)
1328-1342
Par H. Furgeot
1920
Archives Nationales

Scope and content

AVERTISSEMENT

Cet ouvrage fait suite à celui de M. E. Boutaric, qui a été publié dans la même Collection : Actes du Parlement de Paris. Première série. - De l'an 1254 à l'an 1328(Paris, 1863-1867, 2 volumes in-4°).

Le projet en est ancien. On lit dans le Rapport au Ministre sur l'administration des Archives nationales..., publié par M. G. Servois, directeur des Archives, en janvier 1902 [NOTE Paris, Imprimerie nationale, in-8°, p. XVI.]  : "La Commission supérieure des Archives a été d'avis en 1889 qu'il convenait de continuer, du moins pour le règne de Philippe VI, la publication des analyses des actes du Parlement..."

M. Servois ajoutait : "Le plan que la Commission a tracé diffère de celui qui a été suivi dans les deux premiers volumes [ceux de M. E. Boutaric]. Au lieu de disposer les analyses par ordre chronologique, M. H. Furgeot, qui les rédige, dépouillera successivement les registres relatifs au règne de Philippe VI dans chacune des sous-séries du Parlement, et présentera sans interruption les analyses fournies par une subdivision avant d'aborder la suivante."

Il disait aussi : "La préparation de ce troisième volume aura été infiniment plus longue qu'il n'avait été prévu. M. Furgeot n'a encore pu inventorier [en janvier 1902] que les registres des Jugés X/IA/ 5 à 9, les identifications de noms de lieu l'ayant souvent arrêté. Il reste à dépouiller les registres 10, 11 (en partie) et 12 ; les registres du Greffe X/IA/ 8845 à 8848 ; les registres des Accords X/IC/ 1 à 4 ; les registres du Criminel X/2A/ 3 à 5."

Et enfin : "Dans un rapport lu devant la Commission supérieure, M. G. Desjardins a signalé l'intérêt d'une partie notable des analyses de M. Furgeot. Quand il s'agira de les imprimer, fera-t-on un choix ? Se bornera-t-on à déposer dans la Salle publique celles qui demeureront manuscrites ? Ou bien mettra-t-on sous presse la totalité des analyses ? C'est un point qui sera décidé lorsque le manuscrit du volume sera terminé."

En 1912, M. Étienne Dejean, qui avait remplacé, dix ans auparavant, M. G. Servois comme directeur des Archives, prit la résolution de faire imprimer le travail de M. Furgeot sous la forme où le tome 1/er/ s'en présente aujourd'hui, c'est-à-dire l'inventaire analytique des registres de Jugés d'abord, comme il avait été décidé en 1889, et intégralement : sans choix ni suppressions. Lorsque le directeur actuel, successeur de M. É. Dejean, entra en fonctions (février 1913), le traité était signé en ce sens avec l'éditeur et l'exécution commencée.

Si la question avait encore été entière en février 1913, la Direction nouvelle se serait demandé s'il était nécessaire de publier le grand ouvrage qui, pendant près de vingt-cinq ans déjà, avait absorbé la plus grande partie de l'activité de M. Furgeot, et s'il ne suffisait pas d'en établir des copies, qui seraient mises à la disposition du public dans la Salle de travail des Archives nationales. Elle se serait demandé, non pas s'il y avait lieu d'en publier une partie, mais s'il y avait lieu de le publier en entier, ou pas du tout.

La magnifique Collection des Inventaires et Documents publiés par la Direction des Archives, qui compte vingt-huit volumes in-4°, parus de 1863 à 1908, et qui a rendu tant de services à la science, fut conçue en un temps béni où, les choses étant à bon marché et faciles, le luxe était permis en matière d'inventaires d'archives. On était alors en droit de publier des inventaires analytiques, complétés au besoin par le dépouillement des fragments du fonds analysé qui se trouvent ailleurs, par exemple à la Bibliothèque nationale. Et rien n'empêchait que, en raison des extraits textuels qui y étaient insérés, ces inventaires très détaillés fussent aussi des spicilèges. Mais, aujourd'hui, le malheur des temps veut qu'on en soit réduit, en ces matières comme en toute autre, à se contenter du strict nécessaire. Or, le strict nécessaire est représenté, dans la littérature spéciale des archives, par des guides sommaires qui facilitent au public la recherche des documents dans les dépôts, sans l'en dispenser. C'est pourquoi, dans tous les pays, les États sommaires, les Répertoires numériques, les Index, etc., avaient déjà remplacé partout, ou peu s'en faut, de gré ou de force, avant 1914, les grands inventaires analytiques à l'excellente mode d'autrefois. S'imposait-il, dans ces conditions, alors que tant de publications urgentes restaient en souffrance, de reprendre la Collection des Inventaires et documents, interrompue aux Archives nationales depuis 1908 ? Cela aurait été à examiner.

Quoi qu'il en soit, le tome I/er/ de l' Inventaire analytique des Actes du Parlement de 1328 à 1350étant, en 1913, en cours d'impression, il fut, naturellement, continué. Il est maintenant achevé ; le voici. Mais le tome II, qui terminerait la série des Jugés, sera remplacé provisoirement par une copie de la seconde partie du travail de M. Furgeot, mise à la disposition des lecteurs dans la Salle du public des Archives nationales. Il sera joint à cette copie une table des deux volumes, l'imprimé et le manuscrit.

Le tome II et la table des deux volumes seront publiés plus tard, aussitôt que possible. Il faudra ensuite analyser, d'après la même méthode, les registres du Greffe, des Accords et du Criminel. C'est-à-dire que l'on n'est pas, assurément, à la veille de voir la fin de l'entreprise commencée avec tant d'ardeur optimiste en 1889.

M. G. Servois disait déjà, il y a près de vingt ans : "Si ce travail doit être poursuivi jusqu'à la fin du règne de Philippe VI, il est dès aujourd'hui permis de douter que l'on conduise au delà de 1350 une publication d'aussi laborieuse et lente préparation." Cela est, maintenant, certain. Car les registres du Parlement depuis 1350 (et l'avènement de Jean le Bon) sont, depuis 1919, aux Archives nationales, par les soins de M. l'archiviste de Boüard de Laforest, l'objet, non d'un Inventaire analytique, mais d'un dépouillement sur fiches, qui peut être et qui est mené beaucoup plus vite, en vue d'un Index général dont l'utilité pratique ne sera presque pas moindre.

Il convient de rendre justice, en terminant, au labeur assidu que M. H. Furgeot, décédé en mars 1919, a fourni si longtemps, sans avoir eu la satisfaction d'aboutir. Il n'a pas ignoré du moins que les premières bonnes feuilles de son ouvrage, communiquées à des érudits compétents, les avaient mis sur la trace de renseignements nouveaux, qu'ils ont utilisés depuis [NOTE Voir notamment les t. XXVII-XXVIII (1915-1916) et XXIX-XXX (1917-1918) des.] . C'est là le plus grand plaisir qu'un archiviste soit en droit d'attendre de ses occupations professionnelles.

Place of use

Paris
1 - 10 / 17
X/1a/6-X/1a/9 - X/1a/7 An 1320
X/1a/6-X/1a/9 - X/1a/5 An 1327
An 1328
An 1329
An 1330
An 1331
An 1332
An 1333.
X/1a/6-X/1a/9 - X/1a/6-X/1a/7 An 1334
An 1335