France > Archives départementales des Yvelines

Églises paroissiales, bénéfices et chapelles

1121-XIXe siècle

Scope and content

Ce fonds se compose des archives de paroisses initialement conservées par les Archives départementales, puis rendus en 1805 aux fabriques. Sont rattachés également sous cet intitulé les fonds des chapelles et des confréries qui s'y trouvaient érigées ou qui en dépendaient. De même, les fonds des prieurés-cures qui auraient dû, logiquement, figurer en série H, puisqu'il s'agit de monastères, ont leur place en série G puisque le temporel en avait été donné aux paroisses. C'est ainsi que l'on retrouve les archives des prieurés-cures du Petit Tiron et du Hamel dans le fonds de la paroisse de Bréval, au temporel de laquelle ces deux maisons, relevant l'une de l'abbaye de Tiron et l'autre de l'abbaye du Bec Helloin, avaient été réunies au XVIIIe siècle.

Processing information

Les archives des fabriques séquestrées à la Révolution et remises aux Archives départementales, ont été rendues en 1805 aux responsables des fabriques pour faciliter leur gestion. Les titres restés aux Archives de Seine-et-Oise ont été classés en série G et répertoriés en 1895 par Emile Coüard. Une liste des communes bénéficiaires de ces restitutions, a été dressée en fin de cet inventaire. Au cours du XIXème siècle, ces titres restitués ont connu un sort variable. Dans quelques trop rares cas, ils ont été bien conservés par les fabriques ou par les mairies, considérés comme partie intégrante de leurs archives communales. Quelques fonds importants ont réintégré les Archives départementales, grâce à l'action des curés : c'est le cas de la fabrique Notre- Dame de Versailles entré en 1967, rejoint par ceux de Saint-Louis de Versailles en 1976 et de Saint-Symphorien de Montreuil (Versailles) en 1977. Complétés par les archives de la paroisse Sainte-Elisabeth de Versailles et microfilmés par les Archives départementales, ils constituent pour Versailles un ensemble cohérent et riche de renseignements. D'autres fonds importants ont également réintégré les archives, comme celui de Neauphle-le-Château en 1975 (65J) ou celui du Pecq (68J). Le sauvetage des archives de la fabrique de Mantes-la-Jolie, cachées dans un placard secret de la collégiale depuis 1905, a été réalisé en 1995. Ces documents ont été répartis entre la série G/supplément et la sous série 102 J. Compte tenu de la séquence chronologique couverte par certains fonds de l'Ancien Régime au-delà de 1905, ces réintégrations avaient été classées en série J. Parmi les fonds les plus représentatifs, on peut citer : Carrières-sous-Poissy, Le Mesnil-le-Roi, Limay, Maisons-Laffitte, Marly-le-Roi. Les pièces isolées cotées en série J puis les entrées récentes de titres d'Ancien Régime, retrouvées parmi les archives communales, ont été réintégrées en série G/supplément et celles de la période concordataire en série V, complétant les quelques titres du XIXe siècle regroupés dans cette série. Les titres restent encore dispersés entre les Archives communales, l'Evêché de Versailles, les Archives nationales (Rosny), voire entre les mains de particuliers ou d'associations cultuelles.

Avant même l'achèvement de l'inventaire de 1895, des pièces retrouvées au sein d'autres classements ainsi que des réintégrations ont été répertoriées dans un supplément correspondant aux cotes G1071 à 1167 (p. 430 à 447). Cet additif dressé en fin d'inventaire, répertorie :

- quelques titres fonciers localisés en Seine-et-Oise appartenant à l'archevêché de Paris, aux évêchés de Chartres et de Sées, au séminaire de Chartres, aux officialités de Mantes et de Pontoise, aux collégiales de Corbeil, d'Etampes, de Linas, de Montfort-l'Amaury, de Pontoise, de Saint-Cloud et à la Sainte Chapelle de Vincennes,

- des compléments d'archives paroissiales versés en 1894 par l'administration de l'Enregistrement, des domaines et du Timbre de Montfort-L'Amaury : comme le note l'archiviste dans le rapport de cette année : " Une certaine quantité de papiers …se composera pour la plus grande portion de registres et papiers provenant de diverses paroisses du district de Montfort-l'Amaury. Portés dans cette ville au moment de la Révolution, ils y sont restés enfouis et ignorés jusqu'au jour où leur existence m'a été révélé. Ils concernent notamment les fabriques de Montfort-l'Amaury, Auteuil, Autouillet, Bazoches, Béhoust, Boissy-sans-Avoir, Flexanville, Galluis et la Queue, Garancières, Goupillières, Mareil-le-Guyon, Millemont, Neauphle-le-Vieux, Orgerus, Saint-Rémy-l'Honoré, Saulx-Marchais, Vicq ".

Les réintégrations des archives postérieures à la publication de l'inventaire de 1895, ont été inventoriées en 1944 par Henri Lemoine dans un supplément imprimé consacré exclusivement aux archives paroissiales et coté en G/supplément (G/sup 1- 216). Depuis 1944, ce supplément continue à s'alimenter des entrées nouvelles, cotées à la suite de la cote G/supplément 216.

En 1987, la dévolution d'une partie des archives de la Seine-et-Oise aux départements nouvellement créés de la couronne parisienne est venue distraire du fonds de la série G les archives des établissements dont les sièges institutionnels étaient localisés dans ces circonscriptions. Les titres appartenant à des établissements extérieurs à l'actuel département des Yvelines ont été répartis en fonction de la situation des biens.

La dispersion des archives de fabriques procède également de la réintégration de fonds substantiels en série J ou de quelques pièces isolées en sous-série J. Afin de conférer une cohérence accrue à l'ensemble, et à l'occasion des opérations de mise aux normes des instruments de recherche, les pièces isolées de fabriques de la série J et les quelques papiers isolés conservés en série H et relatifs à des prieurés-cures (106H1 : prieuré de Bouafle réintégré en G 531) ont été, en 2011, réintégrés en sous-série G supplément. Seuls les fonds importants classés en sous-série de J concernant les fabriques y ont été maintenus.

Records creator's history

Jusqu'à la Révolution, le mot paroisse était pris dans une acception très étendue et correspondait, en mainte circonstance, au terme actuellement employé de commune. La paroisse était desservie par un curé qui depuis le XVIe siècle avait en charge de tenir les registres de catholicité. Outre les églises paroissiales, des succursales pouvaient être desservies par un vicaire. En milieu urbain, plusieurs paroisses pouvaient coexister. Pour l'administration du temporel, la paroisse disposait de ses institutions propres : les biens et revenus nécessaires à l'entretien de l'église, à la célébration du culte et parfois à la vie de l'école villageoise formaient la fabrique intitulée quelque fois " œuvre ". Chaque année, l'assemblée des chefs de famille, avec la participation du curé, élisait deux ou trois marguilliers qui tenaient les comptes. L'église paroissiale était placée sous le patronage d'un saint. Rappelons que les registres paroissiaux établis par les curés se trouvent conservés aux Archives départementales des Yvelines en sous-série 4E ; leur reproduction numérique est accessible sur le site internet des Archives.

System of arrangement

Les fonds de même provenance sont souvent éclatés entre différentes parties de la série G, voire même entre la série G et la série J. Pour pallier cette dispersion, le présent répertoire les décrit de façon méthodique, par ordre alphabétique des communes actuelles, sièges des anciennes paroisses du territoire des Yvelines. Sont décrits sous l'intitulé des paroisses les documents issus des séries et sous-séries G et G supplément. Ont été mentionnées également les paroisses dont aucun fonds n'est conservé en série G mais qui ont parfois des archives complémentaires dans d'autres séries ou des éléments d'informations contenus dans la bibliographie locale.

Publication note

CONFRERIES

FROESCHLE-CHOPARD (Marie-Hélène), Dieu pour lois et Dieu pour soi. Histoire des confréries et de leurs images à l'époque moderne, Paris, L'Harmattan, 2006..

LEMOINE (Henri), Nos anciennes confréries religieuses avant la Révolution, Le Mantois, n° 14, 1963, p. 8-10..

LESORT (André), Les confréries et charité dans le Vexin, Mémoires de la Société de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, 1939, 48e vol..

VINCENT (Catherine), Des charités bien ordonnées. Les confréries normandes de la fin du XIIIe siècle au début du XVIe siècle, Paris, Hachette, 2009.

ECOLES DES PAROISSES

DUPÂQUIER (Jacques), Les écoles de paroisses dans le Vexin français au XVIIIe siècle, Persan-Beaumont, Imprimerie de Persan-Beaumont, s.d..

JANROT (Léon), Contribution à l'histoire de l'enseignement primaire aux environs de Paris, (XVIIIe siècle), s. l. n. d..

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Ablis
Achères
FR/FR-AD078/G 434 Adainville
Aigremont
Allainville-aux-Bois
Andrésy
FR/FR-AD078/G 442-444 Paroisse Saint-Denis.
FR/FR-AD078/G 445-446 Confréries : de la Charité, de la Passion.
FR/FR-AD078/G 447 Chapelle Saint-Pierre.