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Archives de l'État à Liège

CONTACT DETAILS
Visitor''s address:

Rue du Chéra, 79, 4000 Liège

Country:

Belgique

E-mail address:
Telephone:
+32 4 252 03 93
ACCESS & SERVICE INFORMATION (See moreSee less)
Opening hours:

Tuesday to friday : 9h - 16h30. First saturday of the month : 9h - 12h30 and 13h - 16h. In july and august closed between 12h and 13h. In july and august it is also closed the saturday.

Closing dates:

Lundi et samedi (excepté le premier samedi du mois). Les dimanches et jours fériés.

Monday and saturday (except the first saturday of the month). Sundays and public holidays.

Access conditions: Accessible to the public
Disabled access: Facilities for disabled people are available
Searchroom: - places
Reproduction services: Reproduction services available
Conservation laboratory: No conservation laboratory available
ARCHIVES & HOLDINGS DESCRIPTION (See moreSee less)
Extent of holdings: - m
History of the archive:

La création à Liège d’un dépôt d’archives publiques remonte au 19 septembre 1794, date à laquelle Pierre-Joseph Henkart, ancien chanceliste du Conseil privé du prince-évêque de Liège, est nommé archiviste de l’Administration centrale provisoire du pays de Liège. Un an après l’annexion du pays par la France, le service des archives départementales de l’Ourthe est définitivement établi en application de la loi du 26 octobre 1796, qui ordonne le regroupement au chef-lieu de chaque département des archives d’Ancien Régime. Sa mission est d’assurer la conservation des « papiers et titres » des administrations d’Ancien Régime et des établissements ecclésiastiques supprimés au début de la Révolution. Le dépôt est installé dans l’aile nord de la première cour de l’ancien palais du prince-évêque et des États, aujourd’hui palais de Justice. C’est dans ce bâtiment qu’avaient siégé jusqu’en 1794 les institutions centrales de la principauté de Liège : Conseil privé, États, Chambre des comptes, Conseil ordinaire, Échevins de Liège, Cour féodale… Dossiers et registres de ces divers organismes étaient restés sur place. Le premier noyau des collections est donc réuni sans grande peine. Placées sous l’autorité du préfet à partir de 1800, les Archives départementales reçoivent également les documents émanant des administrations, lorsque ceux-ci n’ont plus d’utilité courante. L’objectif est d’abord de garantir la défense des intérêts de l’État et du citoyen. Les archivistes ont toutefois déjà conscience de la valeur documentaire des papiers confiés à leur garde, attirant l’attention des autorités sur l’intérêt historique de certains documents. Lorsque l’exploitation historique des archives se développe au cours du XIXe siècle, les archivistes se préoccupent de plus en plus d’enrichir les fonds d’archives publiques par des documents d’origine privée, comme les papiers de famille ou d’érudits locaux, les archives d’associations, de syndicats, d’hommes politiques, d’entreprises ou de particuliers. Trois séries d’archives viennent ensuite compléter les collections déjà rassemblées au palais : les archivistes entreprennent la récupération des archives seigneuriales, des archives ecclésiastiques et enfin, de nombreux protocoles de notaires des XVIIe et XVIIIe siècles. La majorité des archives des institutions supprimées par la Révolution se trouvent ainsi rassemblées en une quarantaine d’années. En 1835 débute une ère nouvelle : dirigée par des archivistes de formation universitaire, l’institution prend désormais le caractère d’un véritable établissement scientifique. Mathieu-Lambert Polain devient conservateur. Docteur en Philosophie et Lettres, il acquiert une grande notoriété parmi ses contemporains grâce à son Histoire du Pays de Liège. Éditeur de textes, il publie le Recueil des ordonnances de la principauté de Liège et le Recueil des ordonnances de la principauté de Stavelot, ainsi que les deux premiers volumes des Coutumes de Liège. Il est en outre un des premiers en Belgique à déplorer le manque de formation technique des historiens belges, préconisant l’organisation d’un enseignement comparable à celui de l’École des Chartes en France. Enfin, c’est sous sa direction, en 1851, que le service des Archives est soustrait à l’autorité administrative de la province et placé sous la tutelle de l’Archiviste général du Royaume. L’accroissement des collections ayant rendu impropre à sa destination le local de la première cour du palais, les Archives sont transférées, entre 1863 et 1865, dans les bâtiments de la seconde cour, dont elles occupent les ailes septentrionale et orientale. Le conservateur Jean-Guillaume Schoonbroodt et son adjoint Stanislas Bormans y font surtout œuvre de chartistes et d’éditeurs de textes. Docteur en Droit, Schoonbroodt est le premier à Liège à publier des inventaires par regestes, qui sont encore utilisés par les chercheurs d’aujourd’hui. On lui doit notamment l’Inventaire des chartes du chapitre de Saint-Lambert à Liège, l’Inventaire des chartes de Saint-Martin à Liège et l’Inventaire des chartes de l’abbaye du Val-Saint-Lambert-lez-Liège. Bormans, docteur en Philosophie et Lettres, rédige pour sa part de nombreux et copieux inventaires analytiques. L’œuvre essentielle de sa carrière reste la publication du Cartulaire de la Cathédrale Saint-Lambert, qu’il a entreprise en collaboration avec Émile Schoolmeesters et qu’achèvera Édouard Poncelet. Après son départ des Archives, Bormans poursuivra sa tâche d’éditeur de textes en collaborant aux travaux de la Commission Royale d’Histoire, dont il était membre depuis 1874 et qu’il présida pendant plus de vingt ans, de 1891 à sa mort en 1912. Alors qu’au XIXe siècle, les archivistes avaient dû acquérir au contact de leurs archives et en autodidacte, l’indispensable formation diplomatique, paléographique et archivistique, ceux du XXe siècle ont reçu à l’Université une bonne part des connaissances spéciales que requiert la profession. Par ailleurs, les conservateurs des Archives de l’État à Liège avaient surtout fait œuvre de chartistes : s’ils collaboraient aux revues d’histoire régionale ou nationale, c’était généralement par de courtes notices relatives à quelque document particulièrement remarquable. Leurs successeurs restent des éditeurs de textes, mais ils participent aussi activement à la recherche historique proprement dite, rédigeant de copieuses et nombreuses monographies longuement élaborées, dont l’information est empruntée à leurs archives, sans doute, mais non exclusivement à elles. Enfin, les premières décennies du siècle sont marquées par l’entrée aux Archives, de façon encore sporadique toutefois, de documents postérieurs à l’annexion française. Dans le premier quart du XXe siècle, bien que la récupération des archives du siècle précédent ne soit pas encore organisée par la loi, les archivistes sont à tout le moins conscients de l’intérêt de cette documentation, qu’ils s’efforcent de soustraire au risque d’une destruction de plus en plus menaçante. Au début du XXe siècle, l’insuffisance des locaux d’archives se manifeste alors de manière criante. Non seulement le dépôt est devenu trop exigu, mais le voisinage dans le même bâtiment d’autres organismes administratifs et judiciaires laisse peser une menace pour la sécurité des collections. La Première Guerre mondiale en fournit une démonstration convaincante. En 1916, l’armée allemande, qui occupe le Palais de Justice, en expulse le personnel des Archives. Livrées à elles-mêmes, les collections souffrent de déprédations commises par des soldats de la garnison. Au lendemain de la guerre, les Archives accueillent coup sur coup les papiers de l’Administration centrale et de la Préfecture du département de l’Ourthe, du gouvernement provincial sous le régime hollandais, des cercles d’Eupen et de Malmedy récupérées par la Belgique au terme du Traité de Versailles. C’est donc aussitôt après la Première Guerre mondiale que les Archives de l’État à Liège commencent à accueillir effectivement des documents relatifs à l’époque contemporaine. Avec Émile Fairon, conservateur de 1923 à 1940, commence l’ère de mise en valeur des sources de l’histoire du XIXe siècle. Philologue de formation, il est entre autres l’éditeur des Regestes de la Cité de Liège, 1103-1482, publiés en quatre volumes in-4° de 1933 à 1939. Si l’édition de textes l’a tenu à l’écart des travaux de synthèse, il n’en a pas moins publié de très nombreuses monographies. Enfin, c’est grâce à Fairon qu’en 1931, les Archives de l’État s’installent dans les bâtiments de l’ancienne gare de marchandises de Jonfosse, mieux adaptés que les locaux pittoresques mais inconfortables du vénérable palais épiscopal. Les aménagements de la gare sont toutefois plus que sommaires. Cette nouvelle localisation rend cependant les Archives particulièrement vulnérables en temps de guerre. Le 24 décembre 1944, en pleine offensive von Rundstedt, la Luftwaffe bombarde le réseau ferroviaire liégeois et atteint l’un des magasins, défonçant portes et fenêtres du dépôt, exposant du même coup toutes les collections aux intempéries d’un hiver rigoureux. Dans la neige et sous les bombes volantes, alors que la ville subit jusqu’à soixante-six alertes aériennes chaque jour, les archivistes parviennent à récupérer dans les décombres des centaines de registres et de dossiers plus ou moins abîmés. Les pertes sont néanmoins très lourdes. De nombreux documents des archives des États du pays de Liège, du Conseil privé, de la Chambre des comptes, de la Chambre impériale, des Échevins de Liège et de nombreux échevinages locaux ont été endommagés ou détruits, de même que divers cartulaires et chartriers. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, sous la direction d’Ivan Delatte puis de Georges Hansotte, commence l’âge contemporain des Archives, caractérisé par un accroissement considérable des collections, et par la récupération, le classement et l’inventaire des archives des XIXe et XXe siècles. Organisé par la loi relative aux archives du 24 juin 1955, le versement des archives publiques contemporaines commence effectivement vers 1960. La physionomie des Archives de l’État change en quelques années. De conservatoire des documents d’Ancien Régime, ce qu’elles étaient encore en 1920, les Archives de l’État à Liège se sont transformées si complètement que les fonds d’archives contemporaines y forment une masse plus considérable que ceux des institutions supprimées par la Révolution, en dépit de la création de services d’archives dans les arrondissements de Huy (1965) et d’Eupen (1988), chargés de conserver les documents en provenance des arrondissements judiciaires où ils sont établis. La direction de Georges Hansotte, entre 1960 et 1987, est marquée par l’inventoriage du fonds hollandais, des archives communales et paroissiales, et par la rédaction de nouveaux inventaires des fonds partiellement détruits en 1944. Outre son œuvre d’historien de la métallurgie et des institutions liégeoises, il mène une action remarquable pour le sauvetage, le classement et l’inventoriage des archives industrielles en perdition après les multiples fermetures de charbonnages et d’usines qui jalonnent dans les régions liégeoise et verviétoise la période durant laquelle il dirige le service. Enfin, près de cinquante-cinq ans après l’installation des Archives à la gare de Jonfosse, face aux exigences de l’archivistique moderne et à l’accroissement des collections, et sensible aux possibilités offertes par la technique architecturale moderne, Hansotte parvient, au terme de quinze ans d’efforts, à obtenir la construction, sur les hauteurs de la colline de Cointe, d’un nouveau bâtiment répondant aux normes modernes de conservation des documents. 13 kilomètres d’archives déménagent du centre ville vers le nouveau dépôt en deux campagnes (en 1988 et 1989). En 2007, le dépôt des Archives de l’État à Huy ferme ses portes et les fonds sont transférés à Liège. Les Archives de l’État à Liège sont le plus grand dépôt d’archives de Wallonie et le troisième du pays : elles abritent à l’heure actuelle plus de 20 kilomètres d’archives !

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Archives de l'État à Liège

Last update: 03.06.2014
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